
Et si la danse écoutait la musique comme on écoute une rivière? Mélanie Perrier poursuit son exploration des relations entre danse et musique et choisit pour cette nouvelle création d’engager un dialogue inédit avec l'une des Etudes pour Piano de Philip Glass. L'écoute particulière de cette pièce, à chaque fois renouvelée grâce à trois interprétations pianistique différentes, donnera l'occasion de trois solos successifs, pour trois écoutes résonnantes.
Chorégraphe : Mélanie Perrier
Interprètes : Morgane Bonis, Julie Charbonnier, Bilal Alami Badissi
Musique : Philip Glass (Mad Rush)
Créateur Lumière : Jan Fedinger
Ingénieur son : Nicolas Martz
Coordinatrice AFCMD soins des danseurs : Nathalie Schulmann
Coproduction en cours : Dôme théâtre Scène conventionnée d'intérêt nationale art en territoire d'Albertville
Ici, la relation entre musique et danse s’inscrit dans l’empreinte que la musique dépose, autant dans les corps des danseur.ses que du public.
L’écoute partagée devient le moteur de la pièce : Quelles sensations et empathie créé l’écoute d’une musique dans le corps du public ?
Qu'est ce que la musique me donne envie de faire comme geste? Comment confronter cette empreinte à un geste dansé ?
Dans une écriture-ressac entre geste et silence et musique, la scène devient un bassin versant où sons et mouvements coulent, se transforment et inventent une écologie de l’attention plus profonde, à soi, aux autres et au monde. Chaque interprète vient danser son écoute, incarne une musique “qui coule” et transforme.
Dans cette création, musique et danse deviennent un bassin versant : un territoire de ruissèlement, de circulation et de convergences.
Un travail ciselé de spatialisation du son, permettra d’ouvrir une qualité d’écoute et de trajet des sons pour le public, en faisant du théâtre une vraie chambre d'écoute
Cette nouvelle création s'inscrit dans un nouveau cycle autour des participations et de l'écoute entamé en 2026.
A travers cette suite de 3 solos, la musique, danse, silence s’entrelacent pour inventer un nouveau mode d’attention et offrir - pour la première fois - une place inédite aux spectateurs.
Une phase d’arpentage des principaux bassins versants de France va s’inventer pendant la création, afin d’aller à l’écoute des rivières et accueillir de nouvelles façons d'écouter. Elle permettra également d’engager des sessions d’enregistrement sonore des rivières rencontrées pour le paysage sonore d’entrée en salle.
8 semaines de Résidence de créations :
12-17 avril 2027 : première ouverture publique
Dôme Théâtre, Scène Conventionnée d’intérêt national, art et territoire danse, d’Albertville
Comme si une interminable conversation secrète entre deux voix fractionnait infiniment chaque seconde pourtant finie de l’écoute.
(P. Szendy)
Qu’est ce que cela fait à nos corps de devenir des corps qui coulent, qui fleuvent, qui dégoulinent,qui ruissellent,qui traversent l’espace et le temps, qui forment des flaques de matières et de sens? (Astrida Neimanis)
